Barcelone contre ses habitants / 1835-1937, quartiers ouvriers de la révolution / Chris Ealham

Barcelone contre ses habitants / 1835-1937, quartiers ouvriers de la révolution, Chris Ealham, Traduit de l’anglais (Angleterre) par Elsa Quéré, Collection « Les Réveilleurs de la nuit », 13,5 x 21,6 cm – 96 pages, CMDE (Collectif des Métiers De l’Édition), octobre 2014.

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Dès 1830, Barcelone connut une expansion urbaine, donnant naissance à une nouvelle zone de la ville, le quartier chinois. Ce quartier, sans aucun immigré chinois, avait la réputation d’être le concentré des vices de la plèbe. Chris Ealham, historien anglais, montre à quel point il s’agissait là d’une construction politique de l’élite barcelonaise, profondément inquiétée par les « classes dangereuses ».

Alors que les conservateurs, de droite ou de gauche, présentèrent la révolution de 1936 à travers le mythe de « la foule enragée », des comités de quartiers nés des barricades, fondés sur le partage et l’auto-organisation ouvrière, étaient porteurs d’un projet urbanistique révolutionnaire.

En vente: 11 € 

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Du Braquage au violon / Juan Felipe et Samuel Guzmán Cuevas / CMDE

Du braquage au violon Mexico. Cinq prisons. Quand la musique abat les murs, De Juan Felipe et Samuel Guzmán Cuevas, Traduit de l’espagnol (Mexique) par Anna Touati, 14,5 x 19 cm, 128 pages, un DVD, Collection « À l’ombre du maguey », CMDE (Collectif des Métiers De l’Édition), 2014.

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La musique a-t-elle le pouvoir d’abattre les murs d’une prison ? C’est avec cette question en tête que les réalisateurs du film documentaire se sont rendus dans cinq prisons de la ville de Mexico et y ont rencontré des prisonniers musiciens. Qu’ils jouent du rock, du rap, des rancheras, de la salsa, tous parlent de leur quotidien : la corruption de tous les échelles de la prison, la surpopulation carcérale, l’hygiène déplorable, etc. Le livre, enrichi de nombreuses photographies originales, éclaire le film sous un jour nouveau. En suivant le parcours de ces prisonniers, en racontant leurs histoires et leur manière de survivre au jour le jour, Du braquage au violon, nous offre des éléments essentiels pour comprendre comment la vie en prison s’organise et vient ébranler de fait notre conception de l’enfermement, là-bas comme ici.

Le film

Du braquage au violon (Música para después de un asalto)
Un film réalisé par Juan Felipe et Samuel Guzmán Cuevas
Production En La Linea, Mexique, 2011
Durée : 83 minutes
Langue : espagnol
Sous-titres : français

Le film nous plonge dans l’univers carcéral mexicain par le biais de la création musicale des détenus dans cinq prisons de Mexico. Il nous montre comment les prisonniers composent, donnent des cours, jouent d’un instrument dans un milieu où règnent l’absence d’intimité, la corruption et la violence. La musique est au cœur de leur vie : elle joue un rôle central dans leur réclusion et leur quête perpétuelle de liberté, et leur permet de gagner quelques pesos pour subsister. Qu’ils jouent du rock, du rap, des rancheras, de la salsa, tous ces genres de musique composés en prison sont le fruit du langage canero, cet argot carcéral qui témoigne de la dureté du quotidien des enfermés. Du braquage au violon. Une des bandes originales des prisons mexicaines.

 

Le livre

Un panoramique sur la question
Texte et photos de Juan Felipe Guzmán Cuevas

Écrit par un des co-réalisateurs, le livre est un prolongement du documentaire. Il permet d’approfondir et d’éclaircir certains axes du film. Il est composé de chapitres présentant : un entretien avec les réalisateurs ; un aperçu historique des prisons au Mexique ; une réflexion sur les espaces carcéraux, conçus comme des « dedans » et des « dehors » ; une analyse du langage canero ou argot carcéral ; des témoignages de détenus sur leur quotidien et le rôle de la musique ; enfin, des récits de vie de prisonniers.

Cette démarche d’édition originale – l’auteur étant à la fois celui du documentaire et du livre – est une manière de restituer tout le travail de réflexion et de recherche dont est issu le documentaire. Il est enrichi de nombreuses photos originales prises au cours du tournage.

En vente: 20 € 

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Lexikon : tome 13 à 19 / André Balthazar

Lexikon : tome 13 à 19 (La Tarte, La Pomme de Terre, L’Oreille, La Main, La Larme, Le Cervelas, Les Vergetures), André Balthazar, 10 x 17 cm, 800 exemplaires numérotés de 1 à 800, Le Daily-Bul, 2015

Lexikon

Le présent volume rassemble les textes d’André Balthazar écrits pour les numéros 13 à 19 de la collection « Lexikon » qui n’ont pu voir le jour du fait de la disparition de Roland Breucker.

Les Editions Le Daily-Bul ont tenu à publier ces textes en hommage à André Balthazar, conformément à l’établissement de ses manuscrits soigneusement conservés et à sa volonté de respecter sa fidèle complicité avec son ami « illustrauteur ».

En vente: 10 € 

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« Moi, je »: une expo et un livre

Le 19 juin, de 18 à 22 heures, les murs du Comptoir seront recouverts de mots, de bouts de phrases et de petits textes autobiographiques. Lors de ce vernissage, vous recevrez le livre « Moi, je » édité par l’ESAL (académie des Beaux-Arts de la ville liège).

Moi-Je

Cela fait une bonne dizaine d’années qu’on aborde l’autobiographie sous forme d’ateliers d’écriture avec les étudiants de bande dessinée, d’illustration et de vidéo (master 1) ; depuis trois ans avec les étudiants de scénographie (bac 3). Si l’on estime que l’écriture est un acte introspectif, on le rendra le plus léger possible grâce à une série de techniques qui mêlent, par exemple, Perec (Je me souviens, La Disparition), William Burroughs, (cut-up), la PNL (prendre du recul) ou la systémique (contextualiser). Écrire, c’est regarder dehors et écouter dedans. 

Cela fait dix ans que Guy Jungblut et moi, nous nous sommes attribués des rôles distincts, complémentaires. Un peu comme des faux jumeaux. Il endosserait le rôle de l’explorateur, je revêtirais celui de l’aventurier. Il y a celui qui lance des pistes éparses, et celui qui les balise, les concrétise. Cela fait deux ans qu’on pense rassembler les mots et les bouts de phrases des étudiants qui ont travaillé sur l’autobiographie (ces deux dernières années), d’en faire un « truc » autonome, un « machin » qui vivrait sa vie de bouquin, un LIVRE. On a endossé le rôle de rassembleur, puisant subjectivement dans leurs univers. Ensuite, on a entreposé, organisé leurs mots dans « Moi, je », un livre d’environ deux cents pages.

Michel Vandam

Les auteurs en sont : Ewan Camal, Justin Collin, Lara Capraro, Marine Counet, Florence Defawes, Jonathan Gajan, Dimitri Geukenne, Cindy Herman, Émilie Imbert, Lionel Lebeau, Anaïs Longatte, Sarah Lopez Gancedo, Zoé Médard, Manon Mélon, Anthony Mergeay, Julien Nizet, Mathilde Parmentier, Pierre Pirenne, Ana María Sabater Araújo, Armelle Sangoï, Floriane Schütz, Romina Sorgi, Martin Theiner, Colin Vanecht, Lucie Vanesse, Sophie Varetto, et Vicky Wattiaux.

Exposition du vendredi 18 juin au samedi 18 juillet 2015.
Ouvert du mardi au samedi de 13h à 18h.

Exposition du 18 juin au 18 juillet 2015.
Ouvert du mardi au samedi de 13h à 18h.

Le Comptoir du livre / Librairie / 20, En Neuvice, 4000 Liège, Belgique / 00 32 (0) 4 250 26 50 / info@lecomptoir.be

Papier Machine numéro 2 / TRAPPE

42 contributions peuplent Papier Machine numéro 2 (dont 7 rubriques).

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Papier Machine, numéro deux, mars 2015, 128 pages en papier Munken Lynx Rough 90gr et en couleur, 700 exemplaires.

Au sommaire du numéro deux, dirigé d’une main de bois par le mot TRAPPE, il y aura des histoires de castors pelés, du papier tue-mouche, des chemins pierreux dans des marécages lituaniens, des théories fumeuses, des égouts et des couleurs, la genèse oubliée d’un Dieu désabusé, des légos humains et des palindromes à faire pâlir un dromadaire.

Parmi les trente-cinq auteurs : Eric Chauvier, anthropologue de l’ordinaire,Christine Van Acker, une des plus belles plumes de la radio belge, Eric Therer, entomologiste de la parole quotidienne, Kim Pasche, trappeur du Yukon au statut intermittent, Marine Dricot, percutant regard photographique, Rasa Alksnyte et Pieter De Wel, cuisiniers mythologues… et une volée d’autres bizarroïdes et géniaux inventeurs, écrivains, illustrateurs, architectes, sans oublier nos adoré-e-s inclassables sans-étiquettes.

En vente: 16 € 

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Quand le merle blanc… / Anne letoré / L’Âne qui butine

Quand le merle blanc… / Texte de Anne letoré // 8 collages couleurs de Philippe Lemaire / Collection : Xylophage / Éditeur : L’Âne qui butine

Letoré

Xylophage, une collection textes // images sur des papiers choisis pour leur main et leur épair, leur transparence et leur opacité, le tout au jus créatif d’un âne hors du commun. / 156 pages et 8 collages / Relié main et numéroté. 317 exemplaires.

Lemaire

Anne Letoré

Pour l’état civil : née le 26 juin 1959 à Amiens (Picardie).

Pour l’état social : responsable de fabrication dans une agence en marketing direct.

Pour l’écriture : sa voix sourde et grave offre l’intimité du texte, lance les mots de l’auteure à vous, rien qu’à vous. Et pour finir, elle aime la rencontre et le dialogue de l’ «après lecture», un moment privilégié où les mots échangés se fondent au plaisir de la découverte de l’autre.

Pour la passion : en 1999, elle crée une maison d’édition tournée essentiellement vers le livre d’artiste, le livre-objet et la reliure de création : L’ÂNE QUI BUTINE.
En 2000 sa rencontre avec Christoph Bruneel relieur et restaurateur de livres a été déterminante quant à la poursuite de cette activité qui, de loisir occasionnel, est devenue une ligne de vie personnelle.
Cette micro édition transfrontalière (France – Belgique) aux recettes B.I.O. (Bel Imaginaire d’Origine) a publié jusqu’à ce jour près de 100 auteurs (France, Belgique wallonne et flamande, Québec, Suisse…) et publié plus de 80 ouvrages.
A cette activité d’édition s’ajoute aussi l’organisation d’expos, de lectures à thèmes, d’ateliers d’écriture, de reliure, de présentations de la micro-édition…

En parallèle à L’ÂNE QUI BUTINE, elle appartient à un groupe d’auteures/lectrices : les Dé/mailleuses. Elles sont trois (Annie Wallois, Dan Ferdinande et Anne Letoré) à commettre une fois l’an un recueil de leurs textes poétiques, à les lire dans les cafés, sur scène ou à la maison…

En vente: 22 € 

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La Racine de l’Ombú / Julio Cortázar et Alberto Cedrón / CMDE

La Racine de l’Ombú, Julio Cortázar et Alberto Cedrón, Traduit de l’espagnol (Argentine) par Mathias de Breyne, 18 x 24 cm, 96 pages, Collection « À l’ombre du maguey », CMDE, Collectif des Métiers De l’Édition, novembre 2013.

Une voiture tombe en panne dans la campagne argentine. Son conducteur, étranger, trouve refuge dans une maison bordant la route, le foyer accueillant d’Alberto. La nuit est prétexte à toutes les confidences et Alberto raconte son histoire, celle de sa famille et celle de son pays, l’Argentine, pris dans les remous de la dictature et de la lutte sociale. Œuvre conjointe de deux Argentins exilés en Europe, La Racine de l’Ombú plonge le lecteur dans une allégorie de l’Argentine des années trente aux années quatre-vingt, à travers une divagation sur l’histoire, une hallucination nocturne contre l’oubli.

La Racine de l’Ombú

Les auteurs: 

Alberto Cedrón (1937 – 2007)

Alberto Cedrón est né en 1937 à Buenos Aires. Il est considéré comme un peintre majeur argentin, ainsi qu’un artiste complet : sa recherche plastique touchant tant à la gravure, à la sculpture, qu’à la peinture murale et à la céramique…

Pilier de l’avant-garde des années 1960-1970, il est dans un premier temps, avec ses frères et son père, l’un des membres du fameux « Clan Cedrón ». Cette grande famille encourage en effet le plaisir de la lecture, l’architecture, la musique et le cinéma. Il travaille dès l’enfance dans l’usine de céramique avec son père. Cette famille (qui regroupe notamment le compositeur de tango Juan Tatá Cedrón,fondateur du Cuarteto Cedrón ; un architecte ; un cinéaste…) a partagé de nombreux projets artistiques. Les contingences historiques et personnelles de l’artiste l’amènent à voyager dans plusieurs pays : France, Italie, États-Unis, Espagne, Brésil, Venezuela, Portugal et Paraguay où il séjourne et laisse une trace sous forme d’oeuvres murales, de sculptures et de peintures que l’on retrouve dans de nombreux musées. Au Portugal aussi, où il séjourne 15 ans, l’artiste réalise, pour la fundación Berardo, trois grandes peintures murales en céramique totalisant 450 m2.

Malgré la destruction de bon nombre d’oeuvres murales de Buenos Aires, il existe toujours, sur la place Roberto Arlt du centre ville de la capitale, des peintures signées Cedrón.

Il s’éteint dans sa ville natale en 2007.

Julio Cortázar (1914 – 1984)

Julio Cortázar est considéré comme l’un des plus grands écrivains latino-américains du XXesiècle. Il est né en 1914 à Bruxelles, où son père était consul argentin, le jour du premier bombardement allemand sur la ville. Après un détour par la Suisse et Barcelone, la famille retourne à Buenos Aires. Julio a alors quatre ans et connaît le traumatisme de l’abandon de son père qu’il ne reverra plus, blessure originelle que l’on retrouvera dans une de ses nouvelles : « un jour [il] est parti acheté des cigarettes et n’est plus jamais revenu ».

Les années passent, Julio se réfugie dans la lecture, découvre Jules Verne, Franz Kafka et Edgar Allan Poe. Sans avoir obtenu son diplôme en philosophie et en lettres, Julio Cortázar devient professeur de littérature française à l’université de Cuyo, à Mendoza. Opposant au régime péroniste, il fuit l’Argentine pour s’installer en France en 1951 où il restera jusqu’à sa mort, en 1984, peu de temps après avoir obtenu la nationalité française. Écrivain engagé, fervent défenseur des processus révolutionnaires en Amérique latine, il renoncera à intégrer le groupe de l’Oulipo, pas suffisamment ancré dans une démarche politique selon lui.

Maître dans l’art de la nouvelle teintée de fantastique, il est l’auteur de très nombreux recueils de nouvelles (Bestiario, 1951 ; Las armas secretas, 1959 ; Historias de cronopios y famas, 1962 ; etc.) ainsi que du roman Marelle (1963), qui marque un tournant dans la littérature latino-américaine et reste une des oeuvres les plus commentées en langue espagnole. Il publie ensuite Le livre de Manuel en 1973 qui lui vaudra le prix Médicis étranger. Son oeuvre se caractérise par l’expérimentation formelle, l’intrusion du fantastique et du surréalisme, à travers une approche empreinte d’humour, plus ludique et moins érudite que celle de l’autre grand écrivain argentin, Jorge Luis Borges.

En vente: 20 € 

Toutes les commandes sont payables par virement, vous pouvez nous joindre par e-mail à l’adresse suivante : info@lecomptoir.be

Pour plus d’informations consulter le site de l’éditeur: http://www.editionscmde.org/A_l_ombre_du_maguey/La_racine_de_l_Ombu.html